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       La cocaïne, chef de file des stimulants, dont la consommation est en augmentation, est un alcaloïde de la feuille du cocaïer. Transformée par un procédé chimique, elle est utilisée sous différentes formes :

• La cocaïne est la forme chlorhydrate de la cocaïne. Le produit se présente sous forme de poudre. Il est généralement sniffé, fumé ou ingéré et plus rarement injecté

• Le crack ou free base est la forme cocaïne base (le chlorhydrate de cocaïne est libéré de son sel). Le produit se présente sous forme de cristaux1. Il est généralement fumé.

Les cristaux sont souvent coupés aux résidus de toutes sortes de drogues, médicaments et produits toxiques.

 

â–º Qui consomme ?

• Ont consommé au moins une fois dans leur vie :
- 2,6 % des 15-64 ans
- 1 million de personnes de 12 à 75 ans.

• L’expérimentation de la cocaïne concerne surtout les jeunes adultes : 3,9 % des 26-44 ans – 3,4 % des 18-25 ans et 1,3 % des 45-64 ans.
On estime à 200 000 le nombre d’usagers au cours de l’année.


â–º Modes de consommation ?

• Prisée ou « sniffée », la cocaïne est disposée en lignes et inhalée à l’aide d’un petit tube creux appelé « paille ». L’effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 1 heure.

• Fumé, le crack ou free base se fume dans une pipe. L’effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 30 minutes.

• Inhalée, la cocaïne est chauffée, les vapeurs inhalées (cette technique s’appelle chasser le dragon).

• Ingérée, une dose de cocaïne est enveloppée dans du papier à cigarettes et gobée. L’effet se fait sentir au bout de 20 minutes et dure environ 1 heure.

• Injectée en intraveineuse : l’effet se fait sentir au bout de 10 minutes et dure environ 30 minutes.
Sous cette forme, il y a risque d’overdose par arrêt cardiaque.


â–º Lieux de consommation ?

        Les milieux sociaux concernés par la consommation de cocaïne sont hétérogènes et ne cessent de s’élargir en France que ce soit dans le contexte festif ou professionnel4.
La « démocratisation » de son usage s’explique par une baisse du prix de vente d’environ 50 % en 10 ans. Ainsi l’utilisation de cocaïne, comme stimulant se banalise et ne se limite plus au milieu du show biz.
 

 

Sur le plan physique : résistance, voire indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim.

Sur le plan psychique : forte euphorie, sentiment de puissance intellectuelle, physique voire sexuelle, désinhibition (la levée des inhibitions peut entraîner des actes violents.).


â–º Effets à court terme :

    Augmentation du rythme cardiaque, de la pression sanguine ; de la température du corps ; tremblements, crampes, convulsions ; troubles digestifs ; agressivité, tentatives de suicide ; risque de transmissions virales : hépatites B, C et sida lors du partage de pailles ou du matériel d’injection. La descente : période suivant celle des effets, peut s’accompagner d’un état dépressif ou d’anxiété.

â–º Femmes enceintes :

       La cocaïne traverse la barrière placentaire et expose le fœtus à des risques de retard de croissance, accidents vasculaires, malformation.


â–º Efefts à long terme (en cas d’usage régulier) :

Sur le plan physique : accidents pulmonaires ; troubles du rythme cardiaque ; contraction de la plupart des vaisseaux sanguins notamment ceux de la cloison nasale avec risques de lésions perforantes.

Sur le plan psychique : dépendance psychique rapide ; troubles de l’humeur (irritabilité, paranoïa, attaques de panique) ; dépressions graves ; insomnies, épuisement extrême.


â–º La cocaïne

      La cocaïne est souvent « allongée » avec des substances diverses visant à en augmenter le volume (ex. sucre, lactose ou produits pharmaceutiques).
Ces produits de coupe sont susceptibles d’en accroître les dangers par une augmentation des effets ou par l’interaction de deux produits.
La poudre vendue sur le marché clandestin comme étant de la cocaïne n’en contiendrait en fait que de 3 à 35 %*.
       Le crack provoque des effets et des conséquences similaires à la cocaïne, mais plus violents, rapides et brefs. Il peut provoquer des altérations des voies respiratoires, voire un arrêt cardiaque pouvant entraîner la mort.


â–º Réduire les risques :

       La cocaïne est contre-indiquée dans les cas d’épilepsie, d’hypertension, de troubles psychiatriques ou d’asthme. Les premières fois, il convient d’être prudent sur la dose : il est conseillé de ne pas prendre plus de la moitié de ce qu’un habitué prend. La cocaïne est un stimulant sexuel. Ne pas oublier de se munir de préservatifs et de gel.


â–º Mélanges, quels sont les risques ?

        Mélanger des drogues est plus risqué que d’en prendre une seule. La majorité des accidents (mortels) observés sont dus aux mélanges. Mélangées, les effets des drogues sont antagonistes et s’annulent. Le consommateur est alors tenté d’augmenter les quantités consommées afin d’augmenter les effets des drogues. Le consommateur risque alors une forme d’overdose.


â–º Risque d’overdose :

       En injection, il y a risque d’overdose par arrêt cardiaque. La coke donne l’impression de « tenir » l’alcool. Mais elle n’en empêche pas les effets secondaires. L’association des deux produits est plus toxique pour le foie.

Décès imputés à la consommation de cocaïne :
15 décès* par surdose de cocaïne en 2004
* MILDT, Drogues : savoir plus, risquer moins


A la différence de l’héroïne, il n’existe pas de traitement de substitution.

          La cocaïne est classée comme stupéfiant. L’usage, la fabrication, la détention, l’importation, la vente ou la cession à titre gratuit sont interdits.

â–º Délits :

Usage illicite de stupéfiants :
Peine(s) maximum encourue(s) : 1 an d’emprisonnement – 3 750 euros d’amende publique
Source(s) : Code de la santé l.3421-1

Offre ou cession à une personne en vue de sa consommation personnelle :
Peine(s) maximum encourue(s) : 5 ans d’emprisonnement – 75 000 euros d’amende
Source(s) : Code pénal Art. 222-39


â–º Provocation d’un mineur à l’usage de stupéfiants :

Peine(s) maximum encourue(s) : 5 ans d’emprisonnement – 100 000 euros d’amende
Source(s) : Code pénal Art. 227-18

â–ºTransport, détention, offre, cession, acquisition, emploi illicite de stupéfiants. Facilitation de l’usage.

Peine(s) maximum encourue(s) : 10 ans d’emprisonnement – 7 500 000 euros d’amende
Source(s) : Code pénal Art. 222-37

â–º Fait de ne pas pouvoir justifier son train de vie tout en étant en relations habituelles avec des personnes se livrant au trafic ou à l’usage de stupéfiants.

Peine(s) maximum encourue(s) : 5 ans d’emprisonnement – 75 000 euros d’amende
Source(s) : Code pénal Art. 222-39-1


â–º Crimes

Production ou fabrication illicite de stupéfiants :
Peine(s) maximum encourue(s) : 20 ans de réclusion criminelle – 7 500 000 euros d’amende
Source(s) : Code pénal Art. 222-35