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        Le cannabis est une plante aux usages multiples (textiles, industriels…). Il est consommé, à des fins récréatives ou thérapeutiques, sous trois formes : l’herbe (marijuana, ganja, weed…), la résine (haschisch, shit…), l’huile (plus concentrée).
Son principe actif, le THC (tétrahydrocannabinol), en proportion variable (de 5 à 35 % selon les préparations), agit sur le système nerveux central. Classé comme stupéfiant, c’est le produit illicite le plus consommé en France. Il est généralement fumé, mélangé à du tabac (joint, pétard, bedot, pirate)

â–º Effets recherchés :

      Détente, bien-être, convivialité, perceptions aiguisées. La première consommation est généralement motivée par la curiosité (qu’est-ce que ça fait ?) ou la pression du groupe (tout le monde en prend).

â–º Effets immédiats :

      L’« ivresse cannabique » entraîne généralement un état d’euphorie et certaines modifications de la perception (vision, audition, odorat…). Mais elle génère aussi des troubles de l’humeur et une baisse de la vigilance. En cas de bad trip (mauvaise expérience), apparition de malaise physique, confusion mentale, angoisses.

â–º En cas de consommation régulière :

      Sur le plan physique : modifications du rythme cardiaque, risques respiratoires. À long terme, risque de cancer aggravé. Sur le plan psychique : manque de concentration, pertes de mémoire, perte de motivation, anxiété, voire dépression. Troubles aggravés si la personne est vulnérable. Dépendance psychique (toutes les préoccupations du sujet tournent autour du produit).

â–º Situations à risques :

     Indépendamment des doses et de la fréquence de consommation, les circonstances peuvent entraîner une dangerosité particulière :
• jeunes en état de mal-être, en recherche, fragilité personnelle ;
• usage festif intensif, avec risques immédiats (malaises, risque routier) ;
• adultes en difficulté (emploi précaire…), ayant un usage de cannabis comparable à celui de l’alcool ;
• adultes insérés, mais ayant derrière eux plusieurs années de consommation et ne parvenant pas à décrocher ;
• association à d’autres produits psychotropes.

â–º Limiter les riques :

    Les avantages supposés du cannabis sont souvent contrebalancés par des problèmes réels. De lui-même, le consommateur peut s’imposer des règles : jamais en semaine, pas au lycée, pas au travail, jamais au volant.

â–º Cannabis et volant

     Réflexes ralentis, mauvaise coordination des gestes, difficultés à maintenir sa trajectoire : même plusieurs heures après consommation, le cannabis reste dangereux au volant.
Les conducteurs ont 1,8 fois plus de risques de provoquer un accident mortel. Ce risque s’accroît considérablement (x 15) en cas de consommation associée d’alcool.

â–º Cannabis et usage thérapeutique :

     Dans certains pays, le cannabis est utilisé comme complément à un traitement (anti-nauséeux, stimule l’appétit…)
 

       Le cannabis est classé comme stupéfiant. L’usage, la culture, la détention, l’importation, la vente ou la cession à titre gratuit sont interdits. La loi n’établit aucune différence entre les drogues dites « dures » et « douces ». (Loi du 31 décembre 1970)

â–º Usage de stupéfiants :

Peines maximales encourues : 1 an d’emprisonnement
3 750 € d’amende
Peines complémentaires
Sources : Code de la santé publique L.3421-1

â–º Provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants :

Peines maximales encourues : 5 ans d’emprisonnement,
75 000 € d’amende
Peines aggravées s’il s’agit d’un mineur
Sources : Code de la santé publique L.3421-4

â–º Détention, transport, offre, acquisition de stupéfiants :

Peines maximales encourues : 10 ans d’emprisonnement
7 500 000 € d’amende
Sources : Code pénal Art. 222-37

â–º Conduite sous l’emprise de stupéfiants :

Peines maximales encourues : 2 ans d’emprisonnement
4 500 € d’amende
Retrait de 6 points
Peines complémentaires
Peines aggravées si + alcool
Sources : Loi du 03.02.2003, Code de la route L.235-1

      Dans la pratique, la justice dispose de larges possibilités d’alternative aux poursuites ou à la sanction, comme par exemple :

• le classement de l’affaire assorti d’un simple avertissement ou sous condition d’accepter de se faire soigner ou d’effectuer un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants …
• la « composition pénale », procédure qui évite le jugement : travail d’intérêt général, versement d’une amende, remise du permis de conduire, obligation d’effectuer un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants…