Accueil  >  INFOS PRODUITS  >  Amphétamine et ecstasy

        Les amphétamines, connues aussi sous le nom de speed, ice, crystal,… sont des produits de synthèse, utilisés notamment en raison de leurs effets stimulants. La drogue se présente généralement sous forme de poudre blanche, parfois colorée. On la trouve également en comprimés ou cristaux.

      L’ecstasy, connu aussi sous le nom de MDMA, comprend une molécule du groupe des amphétamines. Le produit combine des effets stimulants et hallucinogènes. Il se présente sous forme de comprimés (ornés de logos ludiques), gélules ou poudre.


â–º Qui consomme ?

         En 2010, 2,7 % (1 million de personnes) des 18-64 ans ont expérimenté la MDMA une fois dans leur vie ; 1,7 % ont expérimentés les amphétamines.
Les tranches d’âge les plus concernées sont les 26-34 ans (6,8 % d’expérimentateurs de MDMA ; 3,1 % d’amphétamines) et les 18-25 ans (4,2 % pour la Mdma ; 2,1 % d’amphétamines).

â–º Modes de consommation :

     La quasi-totalité des comprimés et gélules sont avalés. Les poudres sont sniffées ou fumées, l’injection est minoritaire.
Le milieu festif est un lieu privilégié de consommation, et souvent d’initiation, pour l’ecstasy et les amphétamines.
Environ 15 % des utilisateurs d’ecstasy déclarent en faire un usage régulier (au moins quatre fois par semaine), 30 % de façon solitaire.

 

Amphétamines :

Sur le plan physique : hyperactivité, diminution de la sensation de faim et de fatigue.

Sur le plan psychique : sensations de bien-être et d’euphorie, concentration, amélioration de la vigilance, désinhibition. La descente : (lorsque les effets recherchés disparaissent) peut s'accompagner de crises de tétanie, insomnies, crises d’angoisse et état dépressif.


â–º Effets à court terme : accélération du rythme cardiaque ; augmentation de la fréquence respiratoire et de la pression sanguine ; augmentation de la température du corps. Dans certains cas, problèmes d’érection.


â–º Effets à long terme (en cas d'usage régulier) :

Sur le plan physique : affaiblissement, amaigrissement, décalcification, problèmes d’érection, dépendance physique (l’arrêt brutal entraîne un syndrome de sevrage).

Sur le plan psychique : troubles de l'humeur ; nervosité, irritabilité, anxiété, dépression, psychose, paranoïa et troubles du comportement (agressivité, suicide) ; insomnies.

 

Ecstasy :

â–º Sur le plan physique : diminution de la sensation de faim, sensations d'énergie et de forme ; exacerbation de la sensibilité.

â–º Sur le plan psychique : intensification des émotions, désinhibition, sensations de bien- être, d'euphorie et d'empathie. Les effets apparaissent environ 30 minutes après l'ingestion et peuvent durer de 3 à 6 heures. La descente : (lorsque les effets recherchés disparaissent), d'environ 8 heures, peut se poursuivre sur plusieurs semaines.

On constate alors un état d'angoisse (bad trip), de dépression et de grande fatigue.


â–º Effets à court terme : augmentation de la tension artérielle ; accélération voire troubles du rythme cardiaque; dilatation des pupilles ; augmentation de la température du corps (bouche sèche, peau moite) voire déshydratation.


â–º Effets à long terme (en cas d'usage régulier) :

Sur le plan physique : amaigrissement, sensation intense de fatigue, douleurs maxillaires, troubles de l’équilibre, atteintes du foie (risque de cirrhose).

Sur le plan psychique : troubles de l’humeur ; irritabilité, insomnie, problèmes de concentration, anxiété, troubles de la personnalité et dépendance psychique.

 

â–º Effets et risques pour la santé :

      On estime à 200 000 le nombre d’usagers au cours de l’année. - Seulement 1 consommateur sur 8 consomme le produit sans l’associer à un autre psychotrope. - 77 % des consommateurs associent leurs amphétamines au cannabis, 68 % à l’alcool, 19 % à d’autres amphétamines, 18 % à de l’acide ou du LSD, 17 % à de la cocaïne. >> MDMA Après une période de pénurie, la MDMA est de nouveau disponible.
La forme « ecstasy » c'est-à-dire en comprimé amorce un retour avec l'apparition de comprimés fortement dosés en MDMA. Les doses moyennes par comprimé sont ainsi passées de 50 à 60 mg par comprimé dans les années 2000 à près de 100 mg de MDMA depuis 2012.


â–º Risques spécifiques aux modes de consommation :

Produit prisé : risque d'endommagement des cloisons nasales, contamination (HIV, hépatites B et C...) via l'échange des pailles servant à inspirer la poudre ;

Produit injecté : abcès et contamination (HIV, hépatites B et C...) via l'échange des seringues. >> Des mélanges à risque

Accidents mortels : Le risque est plus important en cas de mélange de produits. La majorité des accidents mortels sont dus aux mélanges.

Overdose : L’association de deux produits aux effets opposés (ex: un excitant : amphétamine, ecstasy + un relaxant : héroïne) semble annuler leurs effets. L’usager est alors tenté d’augmenter les doses.
 

Coma : L’association alcool-ecstasy entraîne une déshydratation, d’autant plus forte que la température ambiante est élevée. Il est conseillé de boire beaucoup d’eau pour éviter les convulsions voire le coma.

Malaise ou bad trip : Fumer un pétard peut augmenter les effets des amphétamines au point de provoquer un malaise ou un bad trip.
 

L’ecstasy et les amphétamines sont classés comme stupéfiants.

L’usage, lafabrication, la détention, l’importation, la vente ou la cession à titre gratuit sont interdits.
Peine(s) maximum encourue(s) :

Délits :

Usage illicite de stupéfiants. 1 an d’emprisonnement Code de la santé
3 750 euros d’amende publique l.3421-1

Offre ou cession à une personne en vue 5 ans d’emprisonnement Code pénal
de sa consommation personnelle. 75 000 euros d’amende Art. 222-39

Provocation d’un mineur 5 ans d’emprisonnement Code pénal
à l’usage de stupéfiants. 100 000 euros d’amende Art. 227-18

Transport, détention, offre, cession, 10 ans d’emprisonnement Code pénal
acquisition, emploi illicite de stupéfiants. 7 500 000 euros d’amende Art. 222-37

Facilitation de l’usage.
Fait de ne pas pouvoir justifier 5 ans d’emprisonnement Code pénal
son train de vie tout en étant 75 000 euros d’amende Art. 222-39-1
en relations habituelles avec
des personnes se livrant au trafic
ou à l’usage de stupéfiants.


Crimes
Production ou fabrication 20 ans de réclusion criminelle Code pénal
illicite de stupéfiants. 7 500 000 euros d’amende Art. 222-35
La loi du 18.06.1999 impose un dépistage systématique des stupéfiants
chez tout conducteur impliqué dans un accident
mortel de la circulation.


La loi du 03.02.2003 tend à accroître les processus de contrôle des
consommations de stupéfiants et à renforcer
les sanctions de la conduite sous leurs effets.